troubles psychologiques adolescents

L’adolescence est une période de crise, au sens étymologique de « changement ». Une période de de fragilité et de vulnérabilité psychologiques.

Comment faire la différence entre le normal et le pathologique? Quels sont les difficultés psychologiques les plus fréquentes à cet âge?

Retrouvez dans cette section nos articles sur les principaux troubles psychologiques à l’adolescence.

Dépression à l’adolescence

Qu’est ce qu’une dépression adolescente? Comment savoir quand il faut s’inquiéter pour son enfant?

On estime que près de 8 % des adolescents souffriraient d’une dépression, ce qui en fait un des troubles psychologiques les plus fréquents à cet âge. Avant la puberté, les garçons sont autant touchés que les filles. Mais, après le début de la puberté, les filles souffrent deux fois plus de dépression que les garçons.

La dépression prend une forme différente chez l’adulte et chez l’adolescent. Il est donc important de mieux comprendre ce trouble psychologique, afin d’en reconnaître les premiers signes.

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Les dépressions à l’adolescence : définition

Le terme de dépression de l’adolescent désigne en fait des situations très différentes allant de l’ambiance dépressive liée aux modifications physiologiques et psychologiques de l’adolescence jusqu’aux états mélancoliques les plus graves.

L’expression de la dépression chez l’adolescent est plus changeante et plus difficile à repérer que la dépression adulte. Comme chez les enfants (voir notre article à ce sujet) il est parfois difficile de repérer une dépression d’où l’importance de demander conseil à un professionnel lorsque l’on s’inquiète à ce sujet.

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Syndrome dépressif

Pour commencer, comme chez l’adulte, la dépression peut prendre la forme d’un syndrome dépressif.  On appelle syndrome une série de symptômes qui, associés ensembles, évoquent un trouble psychologique spécifique.

Le syndrome dépressif est constitué de l’association de quatre groupes de signes :

  • Le trouble de l’humeur : Tristesse, idées noires, voire idées et conduites suicidaires, sentiment d’ennui, perte des intérêts, indifférence affective, et parfois troubles du caractère d’apparition récente, souvent à type d’irritabilité ;
  • Des sentiments et des pensées, notamment d’infériorité et d’incapacité (avec perte de l’estime de soi, vision négative de soi), ou des sentiments de culpabilité ;
  • Une difficulté à agir qui se traduit par de l’asthénie, une fatigabilité, voire un sentiment d’épuisement, un ralentissement psychomoteur ;
  • Des symptômes somatiques avec des troubles du sommeil (insomnie et/ou hypersomnie), des troubles du comportement alimentaire (perte d’appétit le plus souvent, mais parfois hyperphagie, notamment chez l’adolescent), des plaintes somatiques diverses (douleurs abdominales, céphalées…).

Dans les classifications internationales (notamment le DSM-V), pour pouvoir parler de dépression, il faut que ces signes soient présents tous les jours pendant une période suffisamment longue, d’au moins 15 jours.

Ces groupes de signes constituent la symptomatologie de base du syndrome dépressif, commune à tous les âges de la vie, mais comme nous allons le voir, à l’adolescence la dépression va prendre une forme (les psychiatres parlent d’une « coloration ») spécifique.

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Dépression à l’adolescence : comment la reconnaître ?

La dépression de l’adolescent pose le problème de son expression. En effet, comment différencier une véritable dépression de moments de tristesse liées aux changements qui s’opèrent à l’adolescence ?

Il est donc important de décrire précisément les différentes formes de dépression à l’adolescence.

Comme l’explique le docteur Daniel Marcelli, professeur émérite de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, la dépression à l’adolescence est très difficile à repérer :

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Différentes formes de dépression

Il existe quatre formes principales de la dépression à l’adolescence: l’état de morosité, la dépression juvénile d’infériorité, l’épisode dépressif majeur, et la dépression mélancolique. Voyons en détail ces différents troubles psychologiques.

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État de morosité

Lié à la période de l’adolescence et à ses remaniements, cet état est situé à la limite de la normalité. Il associe un désintérêt (relatif) vis-à-vis du monde environnant, un sentiment d’ennui (« j’en ai marre », « ça sert à rien, je sais pas quoi faire ») et de tristesse, avec parfois des crises de larmes réactionnelles à des événements minimes.

Il s’agit d’un état passager, changeant. La morosité n’est pas présente dans toutes les situations (elle ne s’exprime qu’à la maison ou qu’à l’école par exemple).

L’état de morosité se différencie d’une véritable dépression dans la mesure où il va pouvoir évoluer dans le temps De plus, en règle générale, cet état se caractérise par le maintien des activités habituelles et l’absence de culpabilité.

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Dépression juvénile d’infériorité

Il s’agit d’une dépression dont la symptomatologie centrale s’organise autour de la perte d’estime de soi. Elle est liée principalement à l’importance des changements concernant l’identité et la manière de se définir propre à l’adolescence. L’adolescent supporte mal d’avoir perdu son identité d’enfant sans être devenu encore un adulte.

Elle associe un repli sur soi, des idées d’incapacité ou d’infériorité :« je suis nul », « j’y arriverai pas »…

Face à ces questionnements identitaires, les activités physiques et intellectuelles de l’adolescent sont perturbées (notamment sur le plan scolaire) ainsi que sa vie relationnelle et sociale (isolement, repli…).

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Épisode dépressif majeur

Chez l’adolescent, les symptômes de l’épisode dépressif majeur se rapprochent de ceux observés chez l’adulte.

On peut retrouver un ralentissement psychomoteur, un sentiment de tristesse s’accompagnant d’idées suicidaires et d’anhédonie (perte du sentiment de plaisir). Cependant, l’adolescent exprime plus rarement sa souffrance dépressive de manière spontanée.

L’ irritabilité, l’hostilité et les conduites dites caractérielles peuvent remplacer l’humeur dépressive.

La tristesse, la perte de l’estime de soi, le sentiment de culpabilité, les plaintes somatiques, les tentatives de suicide sont plus fréquentes chez les adolescents que chez les adultes.

Chez l’adolescent, les troubles du sommeil se traduisent plus souvent par une hypersomnie diurne (somnolences pendant la journée). Les troubles alimentaires vont souvent se traduire par de l’hyperphagie (le fait de manger de très grandes quantités de nourriture).

On parle d’état dépressif si celui-ci dure depuis plus de 15 jours et qu’il n’existe pas la variabilité que nous avons décrit dans l’état de morosité.

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Dépression mélancolique

On peut rencontrer chez l’adolescent, même jeune (13-14 ans), de véritables épisodes mélancoliques qui peuvent marquer le début d’un trouble bipolaire (ou trouble maniaco-dépressif).

Ces épisodes sont plus graves et plus marqués que des épisodes dépressifs classiques. Ils s’accompagnent souvent d’éléments délirants de culpabilité et de sentiment d’être incurable.

Chez l’adolescent, la dépression mélancolique s’accompagne souvent de symptômes psychotiques (hallucinations, discours incohérent…) que l’on retrouve également dans les bouffées délirantes aiguës.

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Émission sur la dépression et les risques suicidaires chez les adolescents

Émission diffusé en 2009 sur France 3, « Le mieux c’est d’en parler », aborde la question des dépressions graves chez l’adolescent. A la lumière de témoignages de parents et d’adolescents. Le professeur Marcel Rufo, pédopsychiatre, donne, avec le tact qu’on lui connaît, des conseils concrets afin d’aider les parents à distinguer le banal de l’inquiétant.

Vous excuserez la qualité assez mauvaise de la vidéo, mais le propos est, je trouve, juste et bienveillant envers les adolescents et leur familles (ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas à la télévision).

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pour voir la deuxième partie de de cette émission : https://www.youtube.com/watch?v=K_ceT–BPPw

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Dépression à l’adolescence: consulter sur Paris

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Si vous pensez que votre fils ou votre fille souffre de dépression il peut être important de demander conseil à un professionnel.

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Un psychologue de psy-enfant peut vous recevoir que ce soit pour un avis ou un suivi psychothérapique.

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N’hésitez pas à consulter également mon article : « Quand consulter pour un adolescent »

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Sources de l’article: 

Mazet, Difficultés et troubles à l’adolescence

HAS, dépression adolescent

Dysmorphophobie à l’adolescence

dysmorphophobie: une adolescente devant son miroir

Dysmorphophobie: derrière ce nom barbare (comme souvent pour les termes désignant une phobie), se cache une réalité courante, en particulier à l’adolescence: les angoisses concernant des parties spécifiques du corps.

 

La dysmorphophobie chez l’adolescent. Qu’est-ce que c’est ?

Compte tenu des modifications corporelles importantes qu’ils connaissent à cette période de la vie, les adolescents vont, dans leur grande majorité, développer des craintes et inquiétudes concernant leur image corporelle.

D’une manière générale, les inquiétudes autour du corps commencent avec les premières transformations liées à la puberté, vers l’âge de 12 ans. Elles disparaissent le plus souvent vers 18-20 ans, lorsque les adolescents ont pu intégrer les modifications corporelles liées au passage à l’âge adulte.

La dysmorphophobie désigne ces inquiétudes quand elles deviennent excessives.

La dysmorphophobie comporte en fait deux aspects :

  • la crainte qu’une partie du corps ou le corps entier ne soit difforme

  • la crainte que cette difformité n’entraîne un rejet ou un jugement de la part du groupe des pairs.

Pour parler de dysmorphophobie, il faut que ces craintes de difformité ou de rejet social soient excessives par rapport à la réalité.

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Il y a donc une différence quantitative plus que qualitative entre une inquiétude normale liée aux changements du corps et ce trouble psychologique que l’on nomme dysmorphophobie.

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dysmorphophobie: une adolescente devant son miroir

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Les symptômes de la dysmorphophobie à l’adolescence

Les inquiétudes corporelles peuvent être divisées en 3 groupes :

– Préoccupations au sujet de la silhouette

Le plus souvent, les garçons vont avoir tendance à craindre d’être trop petits ou trop fluets (avec parfois un risque de comportement boulimique). Les filles vont avoir peur d’être trop grandes ou trop grosses (d’où des régimes alimentaires qui peuvent parfois précéder une entrée dans l’anorexie mentale).

– Préoccupations au sujet des caractères sexuels

Organes génitaux externes chez le garçon, poitrine chez la fille, pilosité constituent des sujets d’inquiétude très courants chez les adolescents mais qui peuvent être source d’une anxiété majeure, d’autant que l’adolescent a du mal à les évoquer de lui-même.

Le médecin de famille joue souvent le rôle d’un premier interlocuteur rassurant.

Préoccupations au sujet d’une partie du corps

Selon la plupart des études, c’est le visage qui est le principal objet d’inquiétude, chaque imperfection pouvant être scrutée avec angoisse. Toutefois, toutes les parties du corps peuvent donner lieu à une anxiété.

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Évolution des dysmorphophobies à l’âge adulte

Le plus souvent, une partie des troubles dysmorphophobiques va disparaître au début de l’âge adulte. Mais le jeune adulte peut garder un sentiment de non-acceptation de son image corporelle ce qui aura un impact sur son estime personnelle.

Dans certains cas rares, les préoccupations corporelles peuvent devenir nettement envahissantes, voire délirantes et alors marquer l’entrée dans une pathologie psychotique. Cependant, il est à retenir que la simple présence de préoccupations dysmorphophobiques chez un adolescent ne signe naturellement pas une entrée dans la schizophrénie.

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Quand consulter sur Paris pour la dysmorphophobie ?

Il n’existe pas de traitement médicamenteux de la dysmorphophobie en soi.

Si l’angoisse est importante, il peut être utile de consulter un psychologue.

La psychothérapie va permettre de travailler sur les représentations de soi et du corps à travers la possibilité d’en parler. Elle peut permettre d’aborder également d’autre type d’angoisses qui sont parfois associées à la dysmorphophobie, notamment face à la sexualité ou aux relations interpersonnelles.

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Cet article est inspiré de l’ouvrage de Ph.Mazet : Difficultés et troubles à l’adolescence.

Troubles du comportement alimentaire à l’adolescence

trouble des conduites alimentaires: série de gaufres

Qu’est-ce qu’un trouble des conduites alimentaires ?

Les troubles des conduites alimentaires ou du comportement alimentaire (TCA) sont des perturbations graves du comportement alimentaire.

Le rapport à l’alimentation est considéré comme pathologique non parce qu’il diffère des pratiques alimentaires habituelles mais parce qu’il a des répercussions négatives sur la santé physique et mentale de l’individu.

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Définition des principaux troubles du comportement alimentaires

L’anorexie

L’anorexie est un des troubles alimentaires les plus connus. Elle se caractérise par le refus permanent et obsessionnel d’absorber des aliments.

Consulter notre article sur l’anorexie

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La boulimie

La boulimie se caractérise par un rapport pathologique à la nourriture se manifestant par des ingestions excessives d’aliments, de façon répétitive et durable. Ces crises de boulimie vont s’accompagner de comportements compensatoires inappropriés et récurrents visant à prévenir la prise de poids, tels que des vomissements, l’utilisation de laxatifs, de diurétiques, de lavements ou des exercices physiques excessifs.

Consulter notre article sur la boulimie

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L’hyperphagie

L’hyperphagie, comme la boulimie, se caractérise par une ingestion d’aliments en quantités importantes sur une courte période de temps. Toutefois, contrairement à la boulimie, il n’y a pas, dans l’hyperphagie, de stratégies de contrôle du poids tels que les vomissements, la prise de laxatifs ou un régime très restrictif. La crise d’hyperphagique (« huge eating » en anglais) est souvent suivie d’un sentiment de honte et de culpabilité. Les crises d’hyperphagie entraînent souvent mais pas systématiquement des problèmes de surcharge pondérale ou d’obésité.

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Surpoids, obésité

L’obésité est définie comme un « excès de masse grasse entraînant des inconvénients pour la santé ». Ce surpoids est évalué à partir du calcul de l’Indice de Masse Corporelle (ou IMC), correspondant au poids (en kg) divisé par le carré de la taille (en mètres).

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trouble des conduites alimentaires: série de gaufres

Tca : des chiffres très inquiétants

En France, les troubles du comportement alimentaire (tca) concerneraient 600 000 personnes.

Selon plusieurs études, les femmes représenteraient jusqu’à 95% des cas de tca et dans 90 % des cas, elles ont entre 15 et 25 ans.

L’anorexie, la boulimie, l’hyperphagie ou l’obésité touchent tous les milieux sans distinction.

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D’une manière générale, les chiffres des études récentes sont alarmants :

  • En France, les troubles du comportement alimentaire sont considérés comme la seconde cause de mortalité chez les jeunes et la première cause de mortalité pour les maladies psychiatriques. On compte près 15000 décès par an des suites d’une anorexie ou d’une boulimie.
  • On estime qu’environ 20 % des adolescents qui traversent une crise d’anorexie et de boulimie ne vont pas consulter de médecin.

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Même s’il s’agit de troubles très graves, il faut toutefois souligner que la majorité des adolescents n’ont pas de troubles des conduites alimentaire.

Ainsi, d’après une étude réalisée par l’Inpes, 77% des jeunes n’ont quasiment jamais rencontré de situations où ils auraient perdu le contrôle de leur alimentation. De la même façon 3/4 des jeunes n’ont jamais adopté des mesures restrictives volontaires comme le vomissement ou l’utilisation de diurétiques après un excès alimentaire (conduites de type crise de boulimie).

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L’anorexie touche 200.000 personnes en région parisienne

En région parisienne et à Paris, on dénombre 180 000 femmes et 19 000 hommes qui souffriraient d’anorexie mentale, tandis que les formes intermédiaires de la maladie concerneraient près de 600 000 personnes d’après le réseau TCA d’Ile-de-France.

Pour faire face à ces troubles, un « réseau sur les troubles du comportement alimentaire » (TCA) a été lancé en 2011 pour coordonner les prises en charge à Paris et en région parisienne.

Le professeur Melchior nutritionniste à l’hôpital Raymond-Poincaré, explique : « Nous voulons coordonner les structures de soin des patients souffrant de TCA ». En effet, les services hospitaliers d’île de France spécialisés dans la prise en charge des TCA reçoivent plusieurs dizaines de demandes par jour. .

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La boulimie : un trouble très fréquent

Il existe peu d’études en France portant sur la boulimie.

D’après les données disponibles, la boulimie toucherait 1,5 % des adolescents âgés de 11 à 20 ans. Par contre le recours épisodique à des crises de boulimie serait beaucoup plus fréquent et concerneraient 28% des adolescentes et les stratégies de contrôle du poids près d’une adolescente sur cinq.

L’hyperphagie boulimique, plus rare, concernerait 0,7% des femmes mais plus de 10% des femmes consultant pour des problèmes de surpoids.

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Obésité : près d’un ado sur 5 est en surpoids

En France, les chiffres de l’obésité chez les jeunes en constante augmentation depuis 20 ans, sembleraient s’être légèrement stabilisés ces dernières années. L’obésité et le surpoids concerne néanmoins un très grand nombre d’adolescents, d’adolescentes et de jeunes adultes.

En 2009, d’après un sondage réalisé par la Drees et l’éducation nationale, 17 % des adolescents scolarisés en classe de troisième étaient en état de surcharge pondérale et près de 4 % en situation d’obésité.

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Adolescence et alimentation

A l’adolescence, et en particulier chez les jeunes filles, les représentations associées au corps, à la séduction ou à la mode occupent une place essentielle.

Ces préoccupations de conformité sociale, fréquemment associées à l’image du corps sont liée à l’idée qu’il est important de correspondre à certains critères pour pouvoir s’intégrer à un groupe et ne pas se sentir exclu ou rejeté. Ces croyances peuvent rapidement conduire à l’adoption de régimes très stricts, et parfois à une angoisse liée à la prise de poids.

De telles inquiétudes autour du poids et de la nourriture sont d’autant plus problématiques à l’adolescence que les transformations physiques du corps à cet âge sont fortement consommatrices d’énergie et nécessitent des apports nutritionnels importants.

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Origine des Tca

Il n’y a pas de cause unique des troubles du comportement alimentaire mais une série de facteurs physiques, psychologiques, familiaux et socioculturels. On distingue ainsi classiquement quatre série de facteurs pouvant prédisposer à l’apparition d’une tca :

  • Les facteurs psychologiques : les préoccupation particulière autour de la nourriture, du corps ou de l’apparence.
  • Le contexte familial : la place et les rôles de chacun dans la famille, l’accès à l’autonomie, les règles éducatives peuvent avoir un impact sur les risques de tca.
  • Une vulnérabilité génétique : elle a notamment été mise en évidence par des études sur les jumeaux.
  • L’influence des modèles sociaux et médiatiques : notamment les idéaux de minceur, la place de l’image et les stéréotypes de genre.

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Symptômes des principaux troubles du comportement alimentaire

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Type de troublePrincipaux symptômes
Anorexie mentale
  • Refus de manger malgré la persistance de l’appétit.
  • Peut s’accompagner de vomissements volontaires, abus de laxatifs et de diurétiques pour compenser le moindre repas normal.
Boulimie
  • Ingestion rapide d’une grande quantité de nourriture
  • comportements compensatoires inappropriés tels que des vomissements, l’utilisation de laxatifs, de lavements, etc.
Hyperphagie
  • ingestion d’aliments en quantités importantes sur une courte période de temps

  • absence de stratégies de contrôle du poids

Compulsions alimentaires
  • Besoin massif, subit et intense de certains aliments, non suivi de vomissement ou de purge, survenant en moyenne une fois par semaine.

Obésité
  • excès de tissu adipeux
  • Indice de Masse Corporel supérieur à 30

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Un test pour les troubles de l’alimentation : le EAT-26

le Eating Attitudes Test (EAT-26) permet l’évaluation du risque de développer un trouble de l’alimentation et des conduites alimentaires (TCA). Largement étudié et validé auprès de populations saines ou atteintes de ce type de trouble, il est l’outil de dépistage des TCA le plus communément utilisé.

Les tests ou questionnaires utilisés pour dépister les TCA ne doivent pas se substituer au diagnostic d’un professionnel et sont fourni dans un but uniquement informatif. Ils peuvent toutefois permettre d’alerter et permettre de mieux savoir quand demander conseil à un professionnel.

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Faire le test

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Consulter sur Paris pour des troubles du comportement alimentaire

Il est important de consulter dès lors que vous avez des inquiétudes concernant le rapport que vous ou votre enfant enfant avez à la nourriture. Comme le dit Marguerite Dixious, psychologue et diététicienne, « les personnes souffrant de troubles du comportement alimentaire sont en souffrance. Guérir est possible mais les parents doivent être présents pour amener les adolescent(e)s à prendre conscience de leurs difficultés. Un suivi en psychothérapie peut être bénéfique pour l’ensemble de la famille bien souvent mise à mal par ces troubles. »  

Si vous pensez que votre fils ou votre fille souffre d’un trouble du comportement alimentaire et si vous habitez à Paris ou en région parisienne, nous pouvons vous recevoir que ce soit pour une consultation ou pour entamer un psychothérapie.

Si vous habitez en Province, il existe différents annuaires de psychologue ou de psychiatre, je vous conseille :

Pour les psychologues : le site du syndicat national des psychologues.

Pour les psychiatres : l’annuaire des psychiatres sur Ameli.

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A lire également:

Les insomnies à l’adolescence

insomnie à l'adolescence : un réveil

Qu’est-ce que l’insomnie?

L’insomnie fait partie des troubles du sommeil. Elle se caractérise par des difficultés pour s’endormir ou des réveils répétés durant la nuit.

L’insomnie est souvent liée à des difficultés (stress, événement douloureux) ou d’autres troubles psychiques (troubles anxieux, voire dépression).

N’hésitez pas à consulter également mon article sur les différents troubles du sommeil à l’adolescence

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Les 4 grands types d’insomnies à l’adolescence

      • Le syndrome de retard de phase

On parle de syndrome de retard de phase pour désigner une modification importante des horaires de coucher et de lever chez les adolescents. De nombreux jeunes vont, en effet, avoir tendance à se coucher beaucoup plus tard (3heures plus tard par exemple) que lorsqu’ils étaient enfants.

Dans ce trouble, le sommeil à la suite de l’endormissement est normal mais le fait de devoir se lever tôt pour aller à l’école va entraîner ce que l’on appelle une « dette de sommeil » (un manque de sommeil). Les adolescents vont essayer de se reposer et de compenser leur manque de sommeil de la semaine en se levant plus tard les week-ends. Ces grasses matinées vont avoir tendance à accentuer encore plus le décalage des horaires de coucher et de lever et aggraver in fine le problème.

Comme on le voit, le syndrome de retard de phase a d’abord à voir avec des habitudes et l’organisation du cycle jour/nuit. Il n’est pas en soi pathologique mais nécessite de rester vigilant.

Lorsque l’écart devient très important (certains adolescents peuvent totalement inverser les cycles jour/nuit notamment pendant les vacances) la signification est souvent différente. On peut se demander si, dans ces cas, la modification de rythmes n’est pas le signe d’une difficulté relationnelle avec le reste de la famille : l’adolescent vivrait la nuit de manière à fuir ce qui ne va pas dans la journée.

Cela peut être le signe d’un vécu douloureux ou dépressif.

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      • Les difficultés d’endormissement

Les difficultés d’endormissement sont fréquentes chez l’enfant ou à l’adolescence. L’adolescent qui souffre d’insomnie va avoir tendance à s’agiter dans son lit au moment de s’endormir sans réussir à trouver le sommeil, ce qu’il peut vivre douloureusement.

Ces difficultés peuvent avoir des causes multiples. L’environnement peut avoir une grande importance (bruits, lumières extérieures notamment dans les villes, modification de l’environnement suite à un déménagement etc.). L’insomnie peut aussi être liée à un vécu émotionnel : anxiété excessive, stress, sentiment dépressif. De mauvaises habitudes peuvent également entraîner des insomnies notamment la consommation d’excitants (café, alcool, boissons énergisantes…), ou l’usage excessif des écrans avant d’aller se coucher (la lumière des écrans à en effet tendance à avoir un effet négatif sur les rythmes du sommeil).

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      • Les réveils nocturnes

Le fait de se réveiller souvent pendant la nuit peut avoir un impact important sur la qualité du sommeil global.

Ainsi, les adolescents qui se réveillent souvent dans la nuit vont avoir tendance à s’en inquiéter et avoir également des difficultés pour s’endormir. L’inquiétude entraînant des insomnies et les insomnies de l’inquiétude, un cercle vicieux peut se mettre en place. Les réveils nocturnes fréquents sont ainsi souvent associés à des troubles anxieux.

D’une manière générale, les inquiétudes et les émotions de la journée si elles ne peuvent pas être exprimées ou extériorisée ont tendance à refaire surface la nuit. Les adolescents (comme les enfants ou les adultes d’ailleurs) qui ont trop tendance à « prendre sur eux » ont ainsi plus souvent tendance à avoir des problèmes de sommeil.

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      • Le réveil précoce tôt le matin

Les insomnies matinales (réveil trop précoce le matin) sont souvent associées à un état dépressif ou à des douleurs chroniques.

L’adolescent se réveille fatigué chaque matin et a l’impression de ne pas avoir dormi même si la quantité de sommeil global reste importante.

Ce type d’insomnie témoigne souvent d’une angoisse importante pendant la nuit. Les émotions négatives de la journée émergent pendant la nuit empêchant le sommeil d’être réparateur. Le matin l’adolescent peut ne pas avoir de souvenirs de son agitation ou de son inquiétude de la nuit.

Souvent lorsque la situation évolue, des émotions tristes, des cauchemars vont avoir tendance à apparaître, les émotions refoulées pouvant de nouveau circuler…

insomnie à l'adolescence : un réveil

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Test pour l’insomnie à l’adolescence: l’index de sévérité de l’insomnie

Les tests ou questionnaires utilisés pour dépister l’insomnie ne doivent pas se substituer au diagnostic d’un professionnel de santé et sont fournis dans un but strictement informatif.

Ces tests peuvent toutefois permettre d’alerter et de savoir quand demander conseil à un professionnel.

L’index de sévérité de l’insomnie a été élaboré par Charles Morin en 1993. Il permet de donnez une indication de la gravité d’une insomnie chez les adultes et les adolescents.

Faire le test

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Consulter un médecin ou un psychologue en cas d’insomnies

Si vous pensez que vous ou votre enfant souffrez de troubles du sommeil importants, il peut être utile de demander conseil à un professionnel. Il peut s’agir d’un médecin généraliste, d’un psychiatre ou d’un psychologue. Vous pouvez également vous adressez à une clinique spécialisée dans les troubles du sommeil.

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Autres articles utiles :

Les troubles du sommeil

Comment bien dormir

Insomnie et troubles du sommeil chez l'adolescent

Quels sont les différents troubles du sommeil ?

Les troubles du sommeil désignent des perturbations de la durée ou de la qualité du sommeil. Il existe trois grandes formes de troubles du sommeil : l’insomnie (manque de sommeil), l’hypersomnie (excès de sommeil), et les « parasomnies » (notamment le somnambulisme).

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-L’insomnie : 

Elle se caractérise par des difficultés pour s’endormir ou des réveils répétés durant la nuit. Elle est souvent liée à des difficultés (stress, événement douloureux) ou d’autres troubles psychiques (troubles anxieux, voire dépression). D’après une étude de 2006, près d’un français sur dix souffrirait d’insomnie chronique.

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-La narcolepsie :

La narcolepsie est une maladie d’origine somatique qui provoque des endormissements soudains durant la journée. Elle est rare, et touche 2 personnes sur 10.000.

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-L’hypersomnie :

L’hypersomnie se caractérise par un sommeil trop profond ou excessif. Les personnes hypersomniaques ont tendance à avoir du mal à se lever le matin et à se sentir fatigués pendant la journée, sans nécessairement souffrir de somnolence pendant la journée.

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-Le somnambulisme :

Le somnambulisme se définit comme une activité physique et inconsciente durant le sommeil (déambuler, déplacer des objets…)

voir notre article sur le somnambulisme

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Quelques chiffres sur le sommeil des adolescents

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      • 2 millions de français souffrent de somnolences

D’après le Baromètre santé jeunes 2010, plus de 2 millions de jeunes français souffriraient de somnolences durant la journée. Les 15-19 ans disent dormir 7h30 en moyenne par nuit (presque 7h45 pour les filles), se couchent vers 23h00, mettent environ 30mn à s’endormir et se réveille à 7h10 en moyenne. Alors qu’ils déclarent avoir en moyenne besoin de 8 h30 de sommeil par nuit, 30 % des jeunes de 15-19 ans seraient donc, toujours selon cette étude, en dette de sommeil, d’où les nombreux problèmes de somnolence.

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      • Diminution du temps de sommeil chez les jeunes depuis 25 ans

Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), le temps de sommeil quotidien aurait diminué de 50 minutes en 25 ans chez les adolescents français. Or, le sommeil est un bien particulièrement précieux à cet âge, notamment en ce qui concerne l’apprentissage, l’acquisition des connaissances, la santé et l’équilibre psychologique.

Ainsi,  10 % des jeunes (entre 15 et 19 ans) disent qu’ils ont eu beaucoup de problèmes de sommeil au cours de la semaine écoulée, 17% ne sont pas satisfaits de la qualité de leur sommeil, 12 % souffrent très régulièrement d’insomnie et 8 % ont régulièrement des somnolences au cours de leur journée.

Malgré l’importance et la fréquence des troubles du sommeil chez les jeunes, le problème est souvent banalisé et constitue rarement un motif de consultation. Les difficultés liées au sommeil peuvent pourtant être le signe de problèmes plus graves (dépression, conduites de repli ou dépendances, par exemple).

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Le sommeil à l’adolescence

A l’adolescence, les besoins en sommeil restent très importants (entre 9 et 10 heures d’après les études en chronobiologie), mais les adolescents ont tendance à fonctionner comme s’ils n’avaient pas plus besoin de repos que les adultes. Il en découle un déficit en sommeil et un risque de somnolence accru en classe notamment.

Les troubles du sommeil des adolescents sont globalement définis de la même façon que que ceux des adultes. Toutefois, ils sont souvent plus sensibles que les adultes aux difficultés passagères de l’existence, et les insomnies témoignent souvent de difficultés à l’école ou de problèmes relationnels.

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Conseils pour aider les adolescents à mieux dormir

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  • Essayer de définir le nombre d’heures de sommeil nécessaires pour se sentir bien

Comme nous l’avons vu, les adolescents ont besoin de plus de sommeil que les adultes. En effet, le sommeil aide à nourrir le cerveau et l’organisme, ce qui particulièrement important pour des adolescents en pleine période de croissance rapide. On estime que les adolescents ont besoin de neuf à dix heures de sommeil par nuits en moyenne.

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  • Établir des horaires de coucher et de lever

Mettre en place des horaires réguliers pour le lever et le coucher va permettre aux adolescents de retrouver un rythme de sommeil plus régulier.

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  • Éviter de s’endormir devant la télévision

Même si la télévision peut créer un sentiment de protection qui peut aider à s’endormir, il est déconseillé de le faire trop régulièrement. En effet, le bruit et la lumière de l’écran vont stimuler le cerveau pendant la nuit et majorer le risque d’insomnie.

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  • Éviter les excitants en fin de journée

Il est important d’arrêter de prendre de stimulants (boissons énergisantes, café, coca, alcool…) lorsque l’on souffre d’insomnie. Le pire étant d’associer prise de stimulants pendant la journée et somnifères le soir (voir à ce propos un article sur le Red Bull).

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  • Éviter la lumière des écrans avant d’aller se coucher

L’intensité de la lumière indique au cerveau quand se réveiller et quand se préparer à dormir. Les lumières blanches des écrans (tablettes et portables notamment) sont donc particulièrement nocives pour le sommeil (cf.article sur la questions).

Pour aller plus loin: Consulter mon article sur l’insomnie chez les adolescents

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Consulter pour un trouble du sommeil

Si vous pensez que vous ou votre enfant souffrez de troubles du sommeil importants, il peut être utile de demander conseil à un professionnel. Il peut s’agir d’un médecin généraliste, d’un psychiatre ou d’un psychologue. Vous pouvez également vous adressez à une clinique spécialisée dans les troubles du sommeil.

Si vous habitez à Paris, Montreuil ou en île de France, un psychologue de Psy-enfant peut vous recevoir que ce soit pour une consultation ou pour entamer un psychothérapie.

Si vous habitez hors de la région parisienne et que vous cherchez un un psychologue ou un psychiatre près de chez vous, il existe différents annuaires de psy, je vous conseille :

Pour trouver un psychologue : le site du syndicat national des psychologues.

Pour trouver un psychiatre : l’annuaire des psychiatres sur Ameli.

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Autres articles utiles :

La boulimie

Qu’est-ce que la boulimie ?

La boulimie fait partie des troubles des conduites alimentaires. On la définit classiquement comme un rapport pathologique à la nourriture qui se traduit par de fréquentes crises de boulimie, c’est-à-dire des ingestions excessives d’aliments, qui surviennent de manière répétée et durable. Ces crises de boulimie entraînent des comportements pathologiques compensatoires : vomissements provoqués, recours à des laxatifs et/ou des diurétiques etc. Ces comportements ont pour but de compenser l’excès de calories ingérées ou de se soulager de sentiments d’anxiété, d’angoisse ou de tensions liées à son environnement (pression scolaire par exemple).

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balance

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A Paris, près de 50000 personnes seraient boulimiques

Les chiffres épidémiologiques sont très variables mais on estime que près de 50000 personnes seraient concernés par la boulimie à Paris soit près de 2 % de la population.

De plus, les difficultés liés à la nourriture pouvant entraîner des comportements de type boulimique sont extrêmement fréquents. Ainsi, plus d’une adolescente sur quatre aurait déjà eu au moins une crise de boulimie et les stratégies de contrôle du poids concerneraient près d’une adolescente sur cinq.

L’hyperphagie boulimique est légèrement moins fréquente. Elle toucherait 0,7% des femmes mais entre 9 et 15 % des femmes qui consultent pour des problèmes de surpoids.

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Une maladie qui ne concerne pas uniquement les jeunes femmes

En général, la boulimie débute au début de l’âge adulte (19 ans). Elle concerne principalement les femmes, qui représentent 83% des boulimiques. Toutefois la boulimie touche également les hommes puisque un boulimique sur cinq est un homme (17%).

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Une société malade de son image

Aux États-Unis, entre 40 et 60 % des jeunes femmes de 16 à 19 ans suivraient un régime et près de 13% auraient tendance à se faire vomir, prendre des laxatifs ou des coupe-faim.

Si en France les chiffres ne sont pas aussi dramatiques, ils restent très préoccupants : 37% des adolescentes se trouvent « trop grosses », plus de la moitié (57%) font un régime, 2,3% prennent un médicament « pour maigrir » et 3% des laxatifs.

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Symptômes de la boulimie

Le Manuel de diagnostique international DSM IV, définie la boulimie comme la « survenue récurrente de crises de boulimie ».

Une crise de boulimie correspond aux deux caractéristiques suivantes :

  • Absorption, en une courte période de temps, d’une quantité de nourriture largement supérieure à ce que la plupart des gens absorberaient en une période de temps similaire et dans les mêmes circonstances. 
  • Sentiment d’une perte de contrôle sur le comportement alimentaire pendant la crise. 

La crise de boulimie va s’accompagner de comportements compensatoires inappropriés et récurrents visant à prévenir la prise de poids (vomissements, utilisation de laxatifs, de diurétiques ou de lavements, jeûnes, exercice physique excessif). 

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Classiquement, on distingue trois formes de boulimie :

  • La boulimie avec vomissements ou prises de laxatifs.
  • La boulimie sans vomissement ni prise de laxatifs, mais dans laquelle la personne utilise d’autres méthodes inappropriées pour éviter la prise de poids.
  • La boulimie sans conduite de compensation de la prise de poids qui est aussi nommée hyperphagie boulimique.

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Auto-questionnaire sur la boulimie (Bulimic Investigatory Test, Edinburgh)

Remarque : Les échelles ou questionnaires utilisés pour caractériser la boulimie ne doivent pas se substituer au diagnostic d’un professionnel et sont fournis dans un but uniquement informatif.

Ils peuvent toutefois permettre d’alerter et permettre de mieux savoir quand demander conseil à un professionnel.

Le Test de Recherche de la Boulimie (Bulimic Investigatory Test, Edinburgh) est une échelle dont le but est d’identifier les personnes souffrant de boulimie ou d’accès de frénésie alimentaire. Il s’agit d’un auto-questionnaire de 33 questions.

Faire le test

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Consulter sur Paris

Si vous pensez que vous-même ou votre enfant souffrez de boulimie et que vous habitez à Paris, Montreuil ou en île-de-France, un psychologue de Psy-Enfant peut vous recevoir que ce soit pour des consultations avec votre enfant ou pour entamer un psychothérapie avec lui.

Si vous habitez hors de la région parisienne et que vous cherchez un psy près de chez vous, il existe différents annuaires de psychologues et de psychiatres, je vous conseille :

Pour trouver un psychologue : le site du syndicat national des psychologues.

Pour trouver un psychiatre : l’annuaire des psychiatres sur Ameli.

N’hésitez pas également à consulter notre dossier « comment choisir un psy ».

L’anorexie mentale

Qu’est-ce que l’anorexie?

L’anorexie mentale est un trouble de l’alimentation d’origine psychologique. Elle se caractérise par le refus permanent et obsessionnel d’absorber des aliments. Le plus souvent, l’anorexie mentale touche les adolescentes et les jeunes femmes, mais il arrive également que des hommes ou des enfants proches de la puberté soient concernés par cette maladie.

 .L’anorexie en chiffres

L’anorexie : une maladie qui concerne 200000 personnes à Paris en région parisienne

A Paris et en Île-de-France, 180 000 femmes et 19 000 hommes sont anorexiques, tandis que les formes intermédiaires affectent 600 000 personnes, selon les chiffres rendus publics par le réseau TCA d’Ile-de-France. Une étude de l’Inserm, menée en France en 2008 auprès d’adolescents et d’adolescentes de 18 ans, indique que l’anorexie mentale sévère reste heureusement un trouble relativement peu fréquent. Elle a concerné 0,5 % des adolescentes et 0,03 % des garçons entre 12 et 17 ans. Les études menées dans d’autres pays obtiennent des résultats sensiblement équivalents.

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…qui touche principalement les jeunes femmes

90 % des anorexiques sont des femmes mais comme nous le disions, elle ne peut être réduite à une maladie des jeunes femmes. L’anorexie mentale débute le plus souvent entre 14 et 17 ans. Il arrive néanmoins qu’elle survienne plus tôt, à partir de 8 ans, ou plus tard après 18 ans. Plus rare, l’apparition d’une anorexie chez des femmes de plus de 25 ans, est le plus souvent de mauvais pronostic. Contrairement à certaines idées reçues, l’anorexie mentale touche toutes les catégories sociales et pas seulement les plus aisées.

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…et dont l’évolution peut s’avérer très grave

Dans la majorité des cas, l’anorexie évolue favorablement. Plus de la moitié des anorexiques guérissent de leur maladie et des trouble mineurs persistent dans 1 cas sur 4.

Toutefois, certaines formes d’anorexie peuvent connaître une évolution dramatique. Parmi tous les maladies psychiatriques, l’anorexie présente le taux de mortalité le plus élevé avec des statistiques variant de 1 à 20% (ce taux variant beaucoup selon que l’on regarde l’évolution de toutes les formes d’anorexie ou seulement des formes très sévères d’anorexie). Autre point extrêmement préoccupant, l’anorexie possède le taux de mortalité par suicide le plus élevé de tous les troubles psychiatriques. D’après une étude réalisée par Keshaviah et ses collègues, les anorexiques ont environ 5 fois plus de risques de décéder prématurément de n’importe quelle cause et 18 fois plus de risques de mourir par suicide que des sujets sains du même groupe d’âge.

anorexie: couverts noués

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Les symptômes de l’anorexie chez l’adulte et l’adolescente

Chez l’adulte et l’adolescente, l’anorexie est caractérisée par les symptômes suivants :

  • Un amaigrissement significatif de plus de 15% du poids d’origine ou un Indice de Masse Corporelle (IMC) inférieur à 18.
  • Une perte d’appétit, ou plutôt une limitation drastique des apports en calorie liée à la suppression de certains aliments.
  • Une peur panique de prendre du poids ou de ne pas pouvoir contrôler son poids .
  • Une aménorrhée (disparition des règles)
  • Une image corporelle déformée (on parle de dysmorphophobie) : les jeunes femmes anorexiques perçoivent leur corps comme trop gros corps.
  • Une hyperactivité physique.

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Les symptômes de l’anorexie chez l’enfant

Chez l’enfant, avant la puberté, les symptômes de l’anorexie mentale sont plus difficiles à reconnaître :

  • Ralentissement ou stagnation de la croissance
  • Diminution de l’Indice de Masse Corporelle (IMC)
  • Apparition régulière de nausées ou de douleurs abdominales
  • Non apparition des signes de la puberté

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Principal test pour l’anorexie

le Eating Attitudes Test (EAT-26) évalue les risques de survenue d’un trouble de l’alimentation. C’est le test le plus utilisé pour les troubles du comportement alimentaire et l’anorexie.

Remarque: Le EAT-26 ne permet pas de poser un diagnostic et est fourni dans un but uniquement informatif. Il ne saurait se substituer à une consultation auprès d’un professionnel.

L’utilisation d’un test comme EAT-26 peut toutefois permettre de mieux savoir quand demander conseil à un professionnel.

Faire le test

 

Consulter sur Paris

Si vous pensez que vous ou votre enfant souffrez d’anorexie mentale, il peut être important de demander conseil à un professionnel.

Si vous habitez à Paris, Montreuil ou en île de France, un psychologue de Psy-enfant peut vous recevoir pour des consultations diagnostiques ou pour entamer un psychothérapie.

Si vous habitez hors de la région parisienne et que vous cherchez un un psychologue ou un psychiatre près de chez vous, il existe différents annuaires de psy, je vous conseille :

Pour trouver un psychologue : le site du syndicat national des psychologues.

Pour trouver un psychiatre : l’annuaire des psychiatres sur Ameli.

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Pour aller plus loin: Une conférence de P. Jeammet

Une conférence de Philippe Jeammet sur la guérison dans l’anorexie et dans les troubles psychiatriques en général.

Philippe Jeammet est pédopsychiatre, professeur des universités, spécialiste de l’enfant et de l’adolescent, auteur de Anorexie, boulimie : les paradoxes de l’adolescence.

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