Le somnambulisme

Le somnambulisme, qu’est-ce que c’est ?

De 10 à 15% des enfants et des adolescents âgés de 6 à 15 ans connaissent occasionnellement des épisodes de somnambulisme et environ 5% ont plus de 15 crises de somnambulisme par an.

Le somnambulisme se manifeste généralement par une activité physique inconsciente peu de temps après l’endormissement, au moment où le dormeur est en sommeil profond (lors de ce que l’on appelle le sommeil lent). À son réveil, l’enfant ne garde aucun souvenir de son épisode de somnambulisme.

Il peut apparaître dès 2-3 ans. L’enfant se lève, a les yeux grands ouverts, mais semble ne rien voir. Son visage est inexpressif et sa marche est lente. Un somnambule peut réaliser des actes assez complexes comme éviter des meubles, descendre des escaliers. Toutefois, il risque d’être maladroit et peut accomplir des actes dangereux. Généralement le somnambule est obéissant et se laissera reconduire dans son lit, si l’on ne tente pas de le réveiller. Les crises de somnambulisme durent en moyenne moins de 10 minutes.

Le somnambulisme n’a pas en soi de caractère pathologique. Il peut néanmoins comporter certains risques (de chutes ou de blessures), notamment lorsque les accès sont très fréquents, s’ils durent plus de 10 minutes ou si l’enfant réalise des actions potentiellement dangereuses lors de ses déambulations.

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Somnabulisme: image onirique d'un chevalier

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Des causes génétiques

L’hérédité semble jouer un rôle important et de nombreuses études ont souligné l’importance du terrain génétique. En effet, chez 86 % des enfants somnambules, on retrouve des antécédents chez le père ou la mère. D’autres facteurs ont tendance à augmenter la fréquence des épisodes de somnambulisme en particulier tout ce qui va entraîner de la fatigue et un manque de sommeil. D’une manière générale, un enfant qui ne dort pas assez ou qui se réveille souvent durant la nuit a plus de risque d’être somnambule.

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Quelques conseils aux parents

-Ne tentez pas de réveiller un enfant ou adolescent somnambule :

Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas dangereux en soi, mais c’est inutile et souvent contre-productif. Il est préférable de l’aider à se diriger vers son lit. S’il se met dans une situation dangereuse, ramenez-le doucement, mais fermement, vers sa chambre.

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-Sécuriser une pièce peut éviter le risque d’accident ou de chute :

Si les accès de somnambulisme sont fréquents, il est important de faire attention à l’environnement du dormeur : veiller à ne pas laisser des objets potentiellement dangereux sur le sol, fermer les fenêtres et les portes.

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-Encouragez-le à faire sieste l’après-midi :

La sieste va permettre au sommeil de ne pas être trop profond en début de nuit.

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-Soyez vigilante sur la durée et les horaires de sommeil :

En effet, si l’enfant ou l’adolescent est très fatigué au moment d’aller se coucher le soir, la transition d’un stade de sommeil à l’autre se fera plus difficilement, ce qui augmente les risques de somnambulisme.

Somnambulisme : image onirique de tours dans des nuages de sable

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QUAND FAUT-IL S’INQUIÉTER ?

Il convient de s’inquiéter et de consulter son généraliste si les crises de somnambulisme surviennent plusieurs fois par semaine ou si les déambulations sont très longues. Un traitement médicamenteux n’est prescrit que lorsque les accès de somnambulisme entraînent des perturbations familiales très importantes ou lorsque le somnambule a tendance à se mettre en danger.